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Direction Artistique :
Gabriel Alvarez
Jeu :
Clara Brancorsini, Sandra Gaspar, José Ponce, Souphiene Amiar, Chantal Marti, Mathieu Ziegler,
Espace scénique et lumières :
Lia Weiss, Aurelie Menaldo, Sarah Lis, Stéphanie Raimondi
« Horace»
Apres notre travail sur « Quartett » (2004 et 2005) « Hamlet Machine » (2006) et autres textes de Heiner Müller que nous avons présenté sur le nom de « Cœur en pièces » en 2005, nous présentons au Grü dans le cadre de la saison « Chaos » sur Heiner Müller la mise en espace de « Horace ».
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| « Horace » est donc pour nous une sort « d’apéritif » concernant notre création « Anatomie Titus Fall of Rome » qui sera présentée en juin au Grü. Dans ce sens le Studio d’Action Théâtrale à intégré dans cette version trois nouveaux comédiens qui feront partie de la distribution de Titus.
A « Horace » nous avons donné un traitement Choral.
Au lieu de nous arrêter au personnage de Horace nous l’avons abordé d’une manière collective.
« Horace » comme beacoup d’autres textes de Müller, est riche en images et musicalité. Nous avons donc travaillé ce texte, chuchoté, mais aussi en vitesse, car il y a impression d'urgence. Nous avons recherché la force de la phrase prononcée lentement, la musique qui fait entendre chaque syllabe afin que le sens parvienne. Mais surtout quand on se confronte à l’écriture de Heiner Müller, à ses proférations, on est devant le mot qui arrive, devant la parole irrépressible. Alors le jeu de ses jaillissements commence.
Dans « Horace », la langue de Müller, comme à l’habitude, est comme un scalpel qui incise : la guerre, la violence, la justice, l’individu du point de vue anthropologique, ses responsabilités face à la « Polis », à la société, mais surtout le conflit millénaire entre l’Etat et l’individu. La langue de Müller est un scalpel qui incise, tout court, la violence de l’humain.
La poétique de Müller oscille entre le lyrisme de la langue et une sorte de « staccato publicitaire contemporain » que ses héros profèrent depuis la fosse du temps.
On a dit que Heiner Müller est un dramaturge noir, pessimiste, nihiliste. S’il est ainsi considéré, c’est que son cœur est noir ! Il avait un cœur d’encre comme tout cœur d’écrivain. La langue d’Heiner Müller est plutôt sarcastique, acide, ironique, d’un grand humour. Il est un clown à la manière des clowns shakespeariens. Heiner Müller affirmé que l’important était que le texte circule dans l’espace comme les autres éléments. Donc pour « Horace», l’espace scénique est là, tout simplement, pour permettre que ce mouvement se réalise. |